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Un 8 mars ne fait pas le printemps : La femme marocaine mérite d’être célébrée toute l’année

Un 8 mars ne fait pas le printemps : La femme marocaine mérite d’être célébrée toute l’année

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée cette année en plein mois de Ramadan, il est utile de rappeler que les femmes marocaines ne cessent de redéfinir leur place dans la société, bien au-delà des clichés et des célébrations symboliques.

Chaque année, le 8 mars revient avec son lot de fleurs, de messages sur les réseaux sociaux et de déclarations pleines de bonnes intentions. Les vitrines se parent de bouquets, les discours se multiplient, et pendant quelques heures, la femme semble être au centre de toutes les attentions.

Cette année, cette journée symbolique intervient également en plein mois de Ramadan, une période de spiritualité et de réflexion qui invite, peut-être plus encore, à regarder avec attention la place réelle des femmes dans notre société. Puis le 9 mars arrive, et la vie reprend son cours. Pourtant, il suffit de regarder autour de nous pour comprendre que la femme marocaine n’a plus besoin d’être simplement célébrée une journée dans l’année : elle s’impose chaque jour dans tous les domaines de la société.

Dans la politique, l’économie, la science, l’entrepreneuriat ou le sport, les Marocaines avancent avec détermination et redessinent progressivement les contours d’une société longtemps marquée par des rôles plus traditionnels. Dans le ciel, par exemple, elles pilotent désormais des avions de ligne. Des femmes comme Touria Chaoui, première aviatrice du Maroc et du monde arabe dans les années 1950, ont ouvert la voie à toute une génération.

Aujourd’hui, d’autres Marocaines suivent ce chemin et commandent des appareils dans des compagnies internationales, prouvant que les frontières, même celles du ciel, ne sont plus hors de portée.

Dans les forces armées, dans la médecine, dans l’ingénierie, dans les médias, les exemples se multiplient. Derrière chaque parcours, il y a souvent la même histoire : celle d’une femme qui a dû travailler deux fois plus pour être reconnue à sa juste valeur. C’est peut-être pour cela que le 8 mars ne devrait pas être seulement une journée de célébration symbolique. Les fleurs et les cadeaux font toujours plaisir, bien sûr.

Mais la reconnaissance de la femme ne devrait pas se limiter à un bouquet offert une fois par an. La véritable reconnaissance se construit dans le respect quotidien, dans l’égalité des opportunités, dans la place accordée aux femmes dans les décisions, dans les entreprises, dans les institutions. La femme marocaine n’est plus seulement un symbole ou un rôle figé dans l’imaginaire collectif. Elle est aujourd’hui pilote, médecin, entrepreneure, journaliste, chercheuse, artiste, sportive.

Elle est surtout une actrice essentielle du développement du pays. Alors oui, le 8 mars est une date importante. Mais la femme mérite d’être célébrée, respectée et reconnue les 365 jours de l’année. Parce qu’au fond, une société qui avance est toujours une société qui avance avec ses femmes.

 

Par Ibtissam El Miri

Source : maroc-hebdo.com

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