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Ouahbi: « La hausse des divorces reflète la prise de conscience des femmes marocaines de leurs droits »

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, à la Chambre des représentants © DR

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, à la Chambre des représentants © DR

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a exprimé son étonnement face à l’intérêt particulier que suscite la question du divorce au Maroc. Il a qualifié cet engouement d’«exagéré, comme si le divorce était un crime».

 

Lors d’une séance des questions orales à la Chambre des représentants, Ouahbi a été interpellé sur la hausse du nombre de divorces enregistrés dans le Royaume. En réaction, le ministre a estimé que cette évolution ne doit pas être perçue de manière négative, mais plutôt comme le reflet d’une prise de conscience des femmes marocaines quant à leurs droits et à leur autonomie juridique.

 

Il a souligné que le débat autour du divorce est souvent mal compris: «Nous observons la hausse des chiffres sans chercher à en comprendre les causes.» Et de rappeler qu’avant la réforme de la Moudawana en 2004, certaines femmes devaient endurer «jusqu’à 20 ans de souffrance devant les tribunaux pour obtenir le droit au divorce». Aujourd’hui, après l’instauration du divorce pour discorde (Chikak), elles sont libres de prendre leurs propres décisions.

 

Selon Ouahbi, l’augmentation du nombre de divorces depuis 2004 est donc un phénomène naturel, conséquence directe d’un système juridique plus équitable, offrant aux femmes la possibilité de mettre fin à un mariage qui ne préserve ni leur dignité ni l’équilibre conjugal.

 

Il a ainsi exprimé sa grande surprise de voir que le divorce est encore perçu comme un crime: «C’est un contrat entre un homme et une femme qui peut être dissous comme il a été conclu, à l’amiable ou conformément à la loi

 

Pour conclure, le ministre a estimé que le débat ne devrait pas se focaliser sur les chiffres, mais plutôt sur les causes sociales, psychologiques et économiques qui mènent à la rupture. Et d’insister sur la nécessité d’aborder les véritables facteurs du divorce, tels que le manque de communication ou les conflits familiaux.

 

 

Par Salma Kyla

 

Source : h24info.ma

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